SAPERLOTTE

SAPERLOTTE

POESIE NOUVELLE


Lettre de l'être

 

La vie est comme un fleuve dont on lorgne les rives.

L'on n'y sait faire mieux que jeu d'échecs en dérives.

Lavés à noyer sous le flot de ceux qui Haïssent:

L'Ave de Maria salue en nous ceux qu'ils salissent.

 

RHD

 


08/06/2021
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Roma Amor...

(Acrostiche)

 

 

Palindrome de l'amour qui s'envie à contrecoup

Au fil des jours, tu sais, de l'autre le désidérata

Lénifiant l'âpreté de son chagrin parfois si cruel

Insigne signe sous seing, qui ne résistera au cri

Noyé parmi le flot fluctuant du grand lit polisson

Déni de trève à Satan ou rêve d'ami qui s'attend

Routard, tu inverses puis renverse tout du décor

Orgiant l'insuffisant qui dévie l'esprit bleu adagio

Mélé sans aternoiement à l'ascendant maelstrom

Et aux couches louches, que tu touches farouche

 

RHD

 

 


30/01/2021
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Débiles...

Débiles désinvoltures aliénées...

Emportée vers ailleurs ma pensée entraînée,

Balbutie en elle l'étrange sentiment

Indélébile d'avoir vécu un avant.

Lequel se plaît à nier sa réalité

Ensevelie, avec l'esprit d'ambiguïté.

Sinon qu'à crépiter encor... le temps d'un flash.

 

RHD

 


01/08/2019
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TU ES VENU AU MATIN DE TA NUIT

 

 

Tu as souffert et respiré un grand coup

On t'a lavé jusqu'aux yeux mais tu n'y voyais rien

On t'a dit: lève la tête, ouvre tes bras

Et depuis, tous les matins, c'est le même tintouin

Tu dois trouver l'amour, chercher les mots à dire

Mais tu vis dans un monde d'évadés dévastés

On t'a dit: faut marcher, ne jamais t'arrêter

Mais l'espoir t'a piégé, comme un zombie condamné

 

Faut marcher... mais pour aller où?

 

Ta vie c'est du vent qui déchire tes illusions

Assoufle ton souffle dans l'eau et te noie en dehors

C'est la nuit qui assombrit ton couloir-de-la-mort

L'amour te quitte, puis renait, mais jamais comme avant

Car tu ne sais plus faire semblant, à présent tu y vois

C'est ta vie, en marge de la leur, mais qui le veut?

Ta faiblesse te blesse le cœur mais ne ferme tes yeux

Même dans l'ombre des éclats de néant t'outre-tombent

 

Comme la pluie qui tombe sur ta stele

 

Tu es un pauvre type qui vit en attendant que ça cesse

Ton âme est en caraffe quelque part mais ailleurs

Ton corps qui ne le sais ne lui appartient déjà plus

Le marbre des ans défie la pierre qui n'est plus angulaire

Tout être qui ne plait déplait à l'être qui l'a fait naître

Influant sur son destin, il crie haro et appelle les chiens

Alors tu repasses sans cesse le film de vie que tu ressasses

Cherchant l'erreur que tu n'as pas commise et puis tu meurs

 

Et c'est enfin que tu seras heureux.

 

RHD

 

 


14/04/2019
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Acrostiche 1 (revu et corrigé)

Poing qui se montre fermé et qui vous menace...

Ombrageux du sourcil vous êtes bien tenaces

Impétueux regards, vos rêves sont hagards,

Ne soyez plus coincés oubliez vos bagarres

Généreusement: je vous invite à en rire!

 

RHD

 


08/01/2019
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